Il était une fois sur le web

Cours de drague

mars 28, 2009 · 18 commentaires

Quelqu’une, passe ton chemin, ce post s’adresse exclusivement au sexe opposé. 

Quelqu’un, souviens-toi, quand tu étais petit, tu te demandais à quoi servait les filles…

["(dans les westerns) celui qui avait massacré le plus grand nombre d'indiens gagnait la jolie fille. (...) Mais qu'en faisait-il ? Je n'en avais pas la moindre idée. Nous aurait-on montré une Amérique où, au contraire, celui qui avait tué le plus grand nombre de filles gagnait le plus bel indien, j'aurais cru que c'était dans l'ordre des choses." Amos Oz, Une histoire d’amour et de ténèbres]

Quelle que soit la réponse que tu aies trouvée en grandissant, il ne t’aura pas échappé qu’une fille, c’est mieux qu’un indien. C’est même mieux qu’un cowboy, qu’une voiture, qu’un avion, qu’une fusée… Une fille, c’est doux, ça sent bon, ça porte des petites culottes, ça secoue ses cheveux, autant de choses qu’un indien, un cowboy, etc. ne peuvent pas faire.

Alors, ne bouge plus, ne respire plus, concentre-toi : je m’apprête à te donner la recette du succès éternel dans l’exercice périlleux de la drague.

Règle n°1 > Avoir l’air auto-suffisant

Théorie _ Tu n’as besoin de rien, tu ne dépends de personne, tu te suffis à toi-même. 

Exercice _ Essaie de marcher dans la rue, sans rien faire d’autre que marcher dans la rue. Puis de t’assoire à la terrasse d’un café sans rien faire d’autre que boire un café. Ne fais pas semblant d’être occupé, ne tripote pas ton téléphone portable, ne lis pas le journal. Si une fille te regarde, ne te sens pas coupable : être assis là sans rien faire est ton droit le plus inaliénable, personne ne te juge.

NB : Evite la prise de contact type “Vous n’auriez pas du feu ?”. Symboliquement, c’est un mauvais départ. La fille n’est pas là pour te fournir quelque chose qui te manque. 

Règle n°2 > Faire preuve d’assurance

Théorie _ La fille a besoin d’être rassurée (c’est irrationnel, rien ne la menace, mais c’est dans sa nature). Ca tombe bien : tu n’as peur de rien. 

Exercice _  Regarde la fille de loin, sans détourner le regard quand tu croises le sien. Et dis-toi que tremblement + transpiration sont des symptômes qui risquent de paraître suspects (la fille n’est pas un colis piégé. Si tu as peur d’elle, par effet de réciprocité, elle aura peur de toi).

N.B. : Si tu es sûr de toi, elle pensera naïvement que tu as de bonnes raisons de l’être. Ne te tracasse pas, elle est prête à inventer ces bonnes raisons le cas échéant. 

Règle n°3 : Prendre des risques

Théorie _ Il ne faut jamais attendre d’une fille qu’elle te donne l’autorisation.

Exercice _ Aborde la sans qu’elle t’aie préalablement invité à le faire (en battant des cils ou en émettant d’autres signaux sexuellement attractifs).

NB : N’aie pas peur de la brusquer. Contrairement aux idées reçues, la fille n’aime pas trop les bisounours. Elle préfère les mecs. 

Règle n°4 > Oser l’originalité

Théorie _ Oublie les “vous êtes charmante”, “vous attendez quelqu’un ?”…

Exercice _ Prends une chaise, assied-toi à côté d’elle et demande-lui ce qu’elle pense de la migration des pingouins au Brésil (si tu t’intéresses vraiment à la migration des pingouins au Brésil, s’entend ; si tu t’intéresses au cac 40, trouve un autre angle d’attaque).

Règle n°5 > Assumer tes intentions

Théorie _ Inutile de te cacher trop longtemps derrière des prétextes, on sait très bien que ton but est de copuler. Inutile aussi, à l’inverse, de ne laisser planer aucun mystère sur tes intentions (“Bonjour, je m’appelle Etienne. On copule ?”).

Exercice _ Imagine la fille nue devant toi mais regarde-la droit dans les yeux. Il faut qu’elle se sente gênée, sans savoir pourquoi. Elle doit avoir l’impression que tu dépasses les bornes, alors que tu es en train de parler politique étrangère ou bien d’exposer la théorie de la relativité. 

Règle n°6 > Etre exclusif

Théorie _ Ca ne dérange pas une femme que ton but soit la reproduction de l’espèce à condition que tu aies préalablement effectué un travail de sélection naturel t’ayant conduit à la choisir elle, parmi toutes les autres. 

Exercice _ Comporte-toi comme si la fille face à toi était seule au monde. Ne te retourne pas sur les autres filles qui passent. Tu es un homme qui drague, pas un dragueur. La fille appréciera la nuance.

Règle n°7 > Pratiquer la dérision

Théorie _ C’est bien connu, les femmes sont sensibles à l’humour. 

Exercice _ Essaie de te moquer d’elle gentiment. Pour tester sa répartie. C’est ce qui s’appelle la taquinerie. Ca permet d’instaurer les règles d’un jeu à forte tension sexuelle. 

Conseil : Le degré de taquinerie se situe entre l’ironie et l’admiration. C’est loin du cynisme, très loin de la vanne que tu pratiques avec tes potes, et très très loin de la scatologie. 

Règle n°8 > Tester la sincérité.

Théorie _ N’essaie pas de dissimuler tes défauts. Assume les.

NB : La fille n’attend pas que tu correspondes à ses attentes, mais que tu les déjoues. 

Exercice _ Si elle te dit « J’aime la peinture », tu n’es pas obligé de répondre « Moi aussi, d’ailleurs je m’intéresse de très près à l’influence du fauvisme dans le pop-art, blablabla… ». Tu peux dire que toi, la peinture, ça te fait chier. Que tu préfères la cornemuse (c’est un exemple).  

Règle n°9 > La prendre par surprise 

Théorie _ La fille sait ce que tu veux, ce qu’elle ne sait pas, c’est comment tu vas t’y prendre pour y arriver. 

Exercice _ Essaie de conclure un discours type « La Chine considère le Tibet comme un territoire stratégique, notamment pour sa sécurité… » par «c’est des sous-vêtements Fifi Chachnil ? », en jetant négligemment un œil sur une bretelle qui dépasse. 

Règle n°10 > Réagir avec nonchalance

Théorie _ Tu as du recul. Tu n’accordes jamais trop d’importance aux choses. Tu ne dramatises pas.

Exercice _ Si la fille te demande de bien vouloir la laisser tranquille s’il-vous plaît merci, respire, pense “ce n’est pas grave” et passe à autre chose (va manger un kebab, par exemple). 

NB : Va te faire foutre, salope, n’est pas une option.


 


 

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18 réponses jusqu'à présent ↓

  • Thomoo // mars 29, 2009 à 1:22 | Répondre


    Ça doit être ça alors, j’avais pas tous les éléments en main.

  • felicitepipelette // mars 29, 2009 à 11:25 | Répondre

    very good ! J’adooore !

  • oxyaxion // mars 29, 2009 à 2:46 | Répondre

    ça a l’air si simple à te lire … a croire que toutes les filles pensent de la même façon …

  • oural // mars 29, 2009 à 3:11 | Répondre

    Merci pour ce guide pratique

  • Julie F. // mars 29, 2009 à 5:36 | Répondre

    Thomoo, oxyaxion, oural, j’attends avec impatience vos retours sur expérience…
    Pour ceux qui sont déjà en couple, y a les cours de Pétronille : http://beulogue.free.fr/blog/index.php?Comprendre-les-filles
    J’ai rarement autant ri ; c’est de la grande poésie…

    oxyaxion, disons que toutes les filles ne pensent pas exactement pareil, mais y a des constantes : c’est ce qu’on appelle l’éternel féminin (oui, messieurs, parfaitement, l’éternel féminin)

    felicité, dis leur toi, que t’es d’accord

  • WTF // mars 29, 2009 à 5:52 | Répondre

    intéressant ton mode d’emploi mais il concerne la drague des filles qui ont un minimum d’intelligence.
    ce qui reduit considérablement le choix
    a quand un cours pour draguer les grosses connes?

  • Julie F. // mars 29, 2009 à 6:10 | Répondre

    WTF, t’es revenu ! Tu m’as manqué ! Conseil personnalisé : arrête de draguer des connes.

  • Tehanor // mars 29, 2009 à 6:58 | Répondre

    A noter que les filles ont une attirance plus poussée pour les hommes casés, et plus encore si la compagne est belle. Des scientifiques l’ont démontré (si si, y’en a qui sont payés pour ça) car cela leur prouve plus ou moins consciemment que s’il est capable de garder ces étranges créatures à ses côtés, c’est qu’il est sûrement un meilleur mâle que le célibataire tout baveux en rut. En même temps, tout le monde s’en doutait déjà. Pour faire un peu plus original, je citerai ce petit passage très instructif sur comment les scientifiques s’intéressent à nos penchants sexuels : “Le baiser, de préférence bien profond avec la langue et le plus mouillé possible, fournit une base de données biochimiques que la femme traite inconsciemment mais implacablement. Elle en tire des informations sur la condition physique de n’importe quel candidat, même lointain, au rôle de père de ses enfants.”

  • Kevin // mars 29, 2009 à 9:45 | Répondre

    Trop bien.

    Bon, moi, je vais plutôt suivre les cours de Pétronille…

  • Julie F. // mars 30, 2009 à 1:07 | Répondre

    Tehanor, pourrais-tu citer tes sources ? Qui a dit quelque chose d’aussi sensé ? La femme traite à mon avis les moindres informations (inflexion de voix, micro-gestes, empreinte rétinienne…) “inconsciemment mais implacablement”.
    L’inconscient de l’homme traite sûrement le même nombre d’infos. Mais négligemment.

    Kevin, supergeek, dis-moi pas que tu connaissais pas déjà Pétronille ?

  • Tehanor // mars 30, 2009 à 8:07 | Répondre

    Négligemment, pas si sûr, mais inconsciemment, peut être. En tout cas il est un signe qui m’a rarement trompé, le symptôme des gros yeux, soit la nana qui les écarquille tellement en vous écoutant qu’elle vous donne l’impression que vous êtes en train de dire la chose la plus intelligente du monde, bien que vous soyez en train de lui livrer la typologie que vous avez établie les motifs de plaque d’égouts. Pour le sources, je sais plus où j’ai pioché le premier truc sur l’attirance pour les hommes casés. Pour ce qui concerne le baiser, c’est tiré du Courrier International du 7 février 2008, l’article (frappant de vérité d’ailleurs) lui même traduit de ABC. Je le copie ici car l’accès est payant :

    “Des chercheurs de l’université d’Albany, dans l’Etat de New York, ont réalisé une étude scientifique sur le baiser. A croire que la science est une affaire bien légère. Telle a sans doute été l’impression des 1 041 étudiants trop contents de se porter volontaires pour l’expérience. Les résultats sont pourtant riches d’enseignements. Derrière un baiser à pleine bouche, il y a des millénaires d’évolution, beaucoup de Darwin et une bonne dose de rouerie génétique. La conclusion la plus importante à laquelle sont parvenus les chercheurs est la suivante : ce qui a commencé comme une technique de cour a fini par devenir une méthode d’espionnage. Le baiser, de préférence bien profond avec la langue et le plus mouillé possible, fournit une base de données biochimiques que la femme traite inconsciemment mais implacablement. Elle en tire des informations sur la condition physique de n’importe quel candidat, même lointain, au rôle de père de ses enfants. Ce qui expliquerait pourquoi nous aimons tant nous rouler des pelles, en enfonçant la langue le plus loin possible et en ouvrant la bouche au maximum.
    Quoi qu’il en soit, l’étude conclut que les baisers espions sont davantage le propre des femmes. Les hommes s’en servent principalement comme invite sexuelle. La salive permet notamment un échange hormonal, par exemple de testostérone. Quand l’homme parvient à introduire de la testostérone dans la bouche de la femme, cela améliore la réceptivité sexuelle de sa partenaire. Les auteurs de cette étude expliquent qu’ils ont ciblé une population bien spécifique : de jeunes étudiants célibataires. Les résultats peuvent ne pas s’appliquer, ou moins s’appliquer, à des personnes plus âgées, mariées, ayant des enfants. Néanmoins, ils permettront de déterminer dans quelle mesure le baiser est un détonateur pour l’avenir (ou l’absence d’avenir) d’une relation.
    Les chercheurs concluent que bien embrasser n’est pas une garantie de succès. En revanche, mal embrasser conduit immanquablement à l’échec. Les hommes et les femmes s’accordent à attacher plus d’importance au baiser dans les relations au long cours que dans les passades. Dans ce dernier cas, le baiser est pour l’homme un simple instrument érotique ; il se montre plus disposé à s’en passer, et surtout il le considère plus utile au début de l’acte sexuel, pour lancer la machine, qu’à la fin. La femme, en revanche, a plus tendance à embrasser après un coït ponctuel. L’homme tend davantage à éviter le baiser quand il y voit le spectre de l’engagement. La disponibilité à l’engagement est l’un des éléments qu’une femme peut mesurer inconsciemment quand elle embrasse un homme. Enfin, plus que les femmes, les hommes utilisent le baiser pour mettre fin à une dispute. En cela ils ressemblent aux chimpanzés communs et aux bonobos, qui eux aussi s’embrassent beaucoup pour faire la paix.
    Anna Grall, ABC”

  • Piedo // mars 30, 2009 à 8:14 | Répondre

    Sinon, y a la technique “je fais rien, de toute façon je sais pas faire, je balance de la phéromone à qui mieux mieux et j’attends de voir si ça marche”.

    L’attente peut être un peu longue…

  • Julie F. // mars 30, 2009 à 12:23 | Répondre

    @Tehanor,
    J’ai trouvé 2 articles du washingtonpost sur le même sujet.

    http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2009/02/13/AR2009021303465.html?wprss=rss_print/style

    http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2008/02/10/AR2008021001197.html?sid=ST2008021001199

    J’ai passé une matinée de recherche passionnante, qui m’a conduit du baiser à l’ocytocine (hormone supposée être à l’origine du sentiment social d’attachement) et c’est rare que je passe des lundis matins aussi passionnants.

    @Piedo,
    Il faut pas me faire rigoler au bureau (j’ai de plus en plus l’air suspect, dans l’agence où je bosse on se pose des questions sur mon état mental)

    @ tous,
    En fait, je voulais vous dire que vous êtes des lecteurs sympas et drôles et cultivés et un peu oufs et j’aime bien vous lire moi aussi (je suis grave sentimentale, aujourd’hui, je sais pas pourquoi, mais merci). Ah, ouais, voilà, c’est ça, que je voulais dire : merci.

  • Abie // mars 31, 2009 à 2:44 | Répondre

    “Ca ne dérange pas une femme que ton but soit la reproduction de l’espèce à condition que tu aies préalablement effectué un travail de sélection naturel t’ayant conduit à la choisir elle, parmi toutes les autres. ”
    Fabuleux !

  • Julie F. // mars 31, 2009 à 10:40 | Répondre

    @Abie,
    J’arrive toujours à caser mes prétentions narcissiques, l’air de rien…

  • web123 // avril 12, 2009 à 6:08 | Répondre

    Dieu que c’est compliqué. Tous mes espoirs ce sont envolés.
    De tout manière, c’est devenu une telle galère que ça ne donne plus envie.
    Siècle féminin ? J’en doute. Des règles sur la draque, par une fille, et pas un mot sur l’amour, le désire, la passion, etc.
    La cheval est la plus belle conquête de l’homme, la femme sa prochaine. Où l’homme est la prochaine conquête de la femme. J’en sais rien. Mais on est plus dans le commercial que dans l’amour, voire l’humain.
    Madame veut une prestation (de qualité, elle ne se prend pas pour n’importe qui) et s’il y a une note supérieure à 14/20 elle veut bien copuler pour monnaie d’échange.
    Il ne faut pas me prendre au premier degré, c’est seulement que ça me plonge dans un océan de perplexité.
    Pas de doute, je me fais vieux…

  • jop // juillet 5, 2009 à 12:39 | Répondre

    @Ju : tu penses quoi de la migration des pingouins au Brésil ?

  • Retyar // août 31, 2009 à 4:48 | Répondre

    Le seul point qui m’avantage là dedans, c’est la présence de la théorie de la relativité… Bah je suis pas dans la mouise :p

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