Il était une fois sur le web

Epilogue

février 8, 2010 · 49 commentaires

J’aime pas les fins. Depuis que la série américaine a muté du sous-genre à l’hypergenre, je suis convaincue que le concept même de fin, happy ou pas, est révolu : comment peut-on encore regarder des films après s’être habitué au principe des saisons à répétition ? Je reste une énorme consommatrice de cinéma. Mais entrer dans une salle et en ressortir deux heures après, c’est quelque chose qui relève du rituel. On perpétue les gestes qui nous inscrivent dans le temps, qui nous rattachent au passé : acheter un ticket, le tendre à l’ouvreur, en récupérer la moitié, commander des pop corn, les manger avec une agréable sensation de désuétude.

Le « The end » ne s’inscrit plus à l’écran, mais les lumières se rallument.

Alors qu’à la grande époque de 24hChrono, j’étais bien incapable de rallumer la lumière du salon entre 2 épisodes, c’est le soleil qui finissait par se lever avant que la saison ne se termine.

J’aime pas les fins.

Et je suis née dans le bon siècle, visiblement. Les générations avant nous scandaient No futur et ils croyaient vraiment que la fin du monde aurait lieu en 2000 (ça, ou alors un gros bug informatique). Mais l’eschatologie, très peu pour nous. Le web a modifié notre rapport au temps. On est connecté H24 depuis nos iPhone, on tweete pour faire durer le présent (enfin moi je tweete pas parce que j’ai pas le temps et que je suis nulle en formule elliptique, mais les gens coolos tweetent).

J’aime pas les fins.

Quand j’étais petite, je lisais beaucoup. Et quand un roman me plaisait vraiment, je détestais l’auteur d’avoir osé conclure = de m’avoir m’abandonnée. Je voulais continuer à lire, mais il n’y avait plus de page. Je vérifiais bien, pour être sûre. J’essayais de dédoubler la dernière feuille de papier entre mes doigts pour voir si la véritable conclusion n’était pas restée collée à l’avant-dernière page. M’étant assurée que non, je cherchais désespérément d’autres mots non encore lus : les remerciements, la quatrième de couv, le code et l’année d’impression, l’avant-propos (je n’ai jamais commencé un livre par l’avant-propos. Je garde toujours l’avant-propos pour la fin, histoire d’atténuer la séparation). Je relisais plusieurs fois le nom de l’auteur, avant de me rendre à l’évidence : ce connard avait tout simplement arrêté d’écrire.

Le seul moyen que j’avais trouvé pour calmer l’angoisse (à mon avis tous les lecteurs compulsifs sont de gros angoissés), c’était de courir à la librairie acheter ses oeuvres complètes. Autant vous dire que le jour où j’ai découvert que Margaret Mitchell n’avait jamais rien écrit d’autre qu’Autant en Emporte le vent, ça m’a complètement détruite.

Je n’ai jamais aimé les fins.

Gamine, à la fin d’une chanson je rembobinais la cassette. A la fin de l’année scolaire je voulais redoubler. A la fin des vacances, je voulais mourir.

Et je ne vous parle pas du nombre d’histoires d’amour que j’ai laissé s’enliser parce que j’avais peur de proclamer la rupture.

J’aime pas les fins. J’ai failli fermer ce blog sans venir dire au revoir, comme une grosse flippée de sa race.

Parce que je ne sais pas trop comment conclure notre relation, quelqu’un.

Je regardais mes requêtes google de la semaine : il y en a un qui est arrivé ici en tapant « déodorant pour kérosène » et là j’ai réalisé que tu allais vraiment vraiment me manquer.

Si je ferme il était une fois, je serai seule au web et c’est pire que seule au monde.

Et puis j’ai compris que déserter mon blog, c’était la pire façon de conclure. Et je me suis auto-donné un cours de grammaire :

Un énoncé performatif est un discours qui a la valeur d’un acte. Il indique l’acte et il l’accomplit en même temps. Je fais ce que je dis faire. C’est un des rares cas où Dire = Agir.

Exemple :

Quelqu’un, je ferme mon blog.

Mais pas tout de suite.

Je fais le point sur ma life d’abord :

1/ Le point sur mes travaux

En ce moment, je suis vidée. Pas fatiguée, pas débordée : vide. Comme l’inverse de plein. Comme un verre d’eau sans eau dedans, je sais pas si tu vois le truc. La semaine dernière, c’était vraiment le pic de néant existentiel. J’étais même pas allongée sur mon canapé, j’étais carrément intégrée dedans, comme si j’étais devenue une molécule de housse ikéa. Parce que là tu vois, j’habite toujours mon ancien appart. Les travaux du nouveau ne sont pas terminés. Ils devaient prendre fin le 20 février mais l’entrepreneur de sa mère la putasse m’a annoncé que finalement ils auraient peut-être un peu de retard, (un peu-combien ? j’ai demandé) (un peu-un mois, il a répondu) (un mois comme 4 semaines ? j’ai demandé) (il a dit : calmez vous) (j’étais pas du tout énervée) (j’essayais très calmement de me jeter par la fenêtre) (flash back : dans mon dernier post j’avais la grippe A et j’avais annoncé ma mort, mais quelqu’un, la grippe A par rapport aux travaux, c’est un peu comme du sirop de grenadine par rapport à de l’acide sulfurique) (et tu seras gentil de ne pas me dire que ça tombe bien que mes travaux traînent vu que j’aime pas les fins). Bref, j’ai eu un genre d’idée pour me sortir du néant. Je me suis dit « je vais appeler X et je vais pleurer et il va me consoler »

X a décroché et j’ai pleuré et effectivement il a voulu me consoler :

X : Tu veux que je te raconte l’histoire de Cantona ?

Moi : L’histoire de qui ?

X : L’histoire d’Eric Cantona ?

Moi : ERIC Cantona ? WTF !!!?

J’ai failli lui raccrocher au nez mais j’étais trop vidée alors j’ai remonté la couette sur moi et j’ai mis le iPhone sur haut-parleur et j’ai écouté l’histoire d’Eric Cantona, comment il a piétiné le maillot de l’OM et signé avec Manchester et tout et tout.

Cantona j’en ai fondamentalement rien à cirer comme tu t’en doutes, mais X raconte bien les histoires. Et tu sais quoi quelqu’un ?

Ca a marché. J’ai fini par m’endormir tranquillement, sans penser à dépecer le livreur de carrelage qui viendra entre 7h et 12h samedi matin et non on ne peut pas vous donner une plage horaire plus précise. Et j’ai réalisé que raconter des histoires c’était le truc le plus coolos de la terre et que donc sérieux, faut que j’écrive un roman, parce que je suis mortellement une loseuse si j’écris pas un roman avant 30 ans. (Ou alors il faut que j’ouvre une pizzeria, parce que les pizzas c’est la seule chose dans la vie qui est au moins aussi cool que les histoires.)
2/ Le point sur les beaux :

Chers amis beaux, ne vous vexez pas si vous ne faîtes pas partie de cette liste, elle n’est pas exhaustive, je n’ai pas eu le temps de prendre tout le monde, je balance juste les beaux que j’ai en stock (dont un flou, un qui date de cet été, un mal cadré, mais bon on s’en tape parce que c’est mon dernier post et que c’est un moment dramatique donc qu’on va pas chipoter).

Adrien (pas rasé) :

Sam (pas rasé et roux) :

Doudou (pas rasé et avec des jolies bouclettes) :

Romain (rasé) (merci Romain) :

3/ Le point sur ce que ce blog m’a apporté :

- une amie pour toujours-forever- <3

- des tout premier lecteurs (si je compte pas les profs qui lisaient mes rédactions à l’école et ma mère)

- des commentaires déments

- des requêtes google dont j’espère encore pouvoir un jour trouver le sens (« minet nus en foret se lie avec des corde », « je dessine une quille militaire », « l’ours et la baleine freud », « dalida mange une fois par jour », « livre de boucher gratuit julie est amour »)

4/ Le point sur moi

Je ressemble à peu près à ça sauf que je me suis coupée les cheveux, et que je refuse catégoriquement d’être prise en photo tant qu’il n’auront pas repoussés.

Pour le moment je travaille ici et j’écris des conneries comme çaça ou ça. J’essaie aussi de piger à côté mais c’est putain de galère de tout gérer en même temps et en vrai, ben j’y arrive pas mais je vais essayer de mieux m’organiser.

Je crois que là j’ai fait le tour de ma vie dans les grandes lignes, alors bon ça y est :

Quelqu’un, je ferme mon blog.

Et puis merci.

Et puis voilà.

The end

Catégories : Je raconte ma vie · Uncategorized
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49 réponses jusqu'à présent ↓

  • Max Manz // février 8, 2010 à 10:13 | Répondre

    C’est bien.

  • Murdock // février 8, 2010 à 10:27 | Répondre

    C’est triste aussi.
    Cela dit, c’est un bien-beau-dernier-post.

  • villate // février 8, 2010 à 11:09 | Répondre

    farewell blog connu trop tard partit trop tôt

  • Gg // février 8, 2010 à 11:21 | Répondre

    Beh mince alors… Au plaisir de te retrouver là là et là alors, au delà de ta vie que tu racontes, il y a un style bien plaisant à lire, que j’espère retrouver :)

    Bon courage pour les travaux!

  • Walter // février 8, 2010 à 12:26 | Répondre

    Adios

  • Raphaëlle // février 8, 2010 à 1:51 | Répondre

    La vache, tu as bien failli me faire chialer, dis donc.

  • Kof // février 8, 2010 à 2:36 | Répondre

    Il y a des jours comme ça où on se dit qu’on aurait mieux fait de pas se lever. C’est curieux de dire ça à quelqu’un qui n’a aucune idée de qui je suis, mais tu vas me manquer.

    Cadeau d’adieu : http://www.youtube.com/watch?v=dh3bleXWaCk

  • Julie F. // février 8, 2010 à 2:46 | Répondre

    Han c’est triste, je suis hyper triste et en plus j’écoute la chanson que Kof vient de poster et je vous jure c’est horrible, on dirait la dernière scène d’un film. Kof, on peut être amis sur facebook si tu veux. Les autres aussi, hein.

    Raphaëlle : <3

    Churros, Walter !

    villate, c'est joli ce commentaire

    Thanks Gg, thanks Murdock

  • Katia Ginfizz // février 8, 2010 à 4:19 | Répondre

    Lectrice de l’ombre, je n’avais jamais laissé de commentaire jusque là.

    Mais ce dernier post, tu vois (on se tutoie hein ?), c’est à peu de chose près EXACTEMENT ce que j’aimerais pouvoir écrire, quand moi aussi, j’en finirai avec mon blog (chose qui ne devrait plus tarder, tant mon « plaisir » d’écrire sur ce support a évolué ces derniers temps).

    Donc merci, parce que ça me prouve bien qu’on PEUT, si on veut, faire un dernier post qui a grave de la gueule, qui ne s’appelle pas « je suis venue te dire que je m’en vais » (vu et revu 15 fois), et qui conclue les choses avec panache !

  • Chri // février 8, 2010 à 4:42 | Répondre

    Sortie magistrale, poétique, tout en finesse…
    Je m’y attendais mais ça laisse quand même comme un vide… un vide poétique !
    J’ai hâte de m’ateler à la lecture de ton 1er roman, donc… Je te fais confiance, je sais qu’il viendra.
    J’ai hâte de découvrir ta nouvelle tête aussi !
    C’est genre… Court-court ou court-mi long ?
    En tout cas, bienvenue dans la communauté des traumatisées du coiffeur. J’ai 4 longues années de traumatismes à te raconter à l’occase, si tu veux te sentir moins seule ! ;-)

  • MaTT // février 8, 2010 à 5:40 | Répondre

    Ben y’a une fin alors?

  • Anouchka // février 8, 2010 à 5:58 | Répondre

    Je suis tristesse.
    Les blogs comme le tien ne courent pas les rues. D’ailleurs, les blogs ne courent pas du tout.
    Bonne continuation à toi.

  • celia // février 8, 2010 à 6:19 | Répondre

    je dois avouer que tes textes sont et resteront parmis les meilleurs que j’ai eu la chance de lire sur le net. L’humour, la tournure, le sens de l’ecriture, tout y est.
    R.I.P. :)
    courage pour la suite et merci!

  • Julie F. // février 8, 2010 à 6:24 | Répondre

    Chri, au moins je ne te damnerai plus pour que tu me fasses des dessins.

    MaTT, ben ouais, mais il m’a fallu beaucoup de courage pour en arriver là.

    Anouchka, t’as réussi à faire du triste + du lol + du compliment et ça c’est collector.

  • Julie F. // février 8, 2010 à 6:26 | Répondre

    MERCI celia

  • Rouf Laquette // février 8, 2010 à 10:39 | Répondre

    QUOAAAAAAAAAAA ???
    tu dis « coolos » et tu t’es coupé les cheveux ???
    Ma pauvre amie tu es définitivement perdue.

    PS : chui rentrée et bitchement bronzée, on se voit.

  • jop // février 8, 2010 à 11:19 | Répondre

    Il est intéressant de commencer un début par une fin, parce qu’une fin s’avère être le début de quelque chose de nouveau. Commencer un blog, c’est finir d’être un spectateur oublieux. Finir un blog, c’est devenir un ex-bloggueur. Ça mériterai sûrement dix ans de psycho pour mettre de beaux mots là-dessus.

    Après quelques mois, que dire ? Tout d’abord, un grand merci. Il est si rare de trouver quelques (kilo)grammes de finesse et d’intelligence, le tout réuni dans une unique plume acérée. Ça en serait presque injuste. Et franchement, il est dommage de donner dans le grazia alors qu’on a l’étoffe d’une journaliste d’investigation, voir d’une éditorialiste avec le temps. Bon courage pour la suite, quelle qu’elle soit.

    Le reste reste vrai. Au plaisir que tu changes de point de vue.

    Avant que j’oublie :
    - The big bang Theory : tu connais sûrement, mais c’est obligatoire
    - Terry Pratchett : ça te fera voyager quelques heures avant d’avoir lu les quarante ouvrages qui composent l’univers, mais il n’y a pas grand chose de mieux.

    ninvynoyr ol znvy. (rot13)

  • girls and geeks » Ca va être dur de trouver un titre là quand même // février 8, 2010 à 11:24 | Répondre

    [...] dans la blogosphère. Par exemple, sur la photo ci-dessous normalement j’aurais linké ELLE mais elle a mis fin. Je n’encourage pas du tout cette décision mais bon. 7 février 2009/8 février 2010. [...]

  • Julie F. // février 8, 2010 à 11:43 | Répondre

    @ Rouf,
    Comment te dire ça gentiment ? ah ouais : tant que t’as pas bitchement débronzé, tu ne t’approches pas de moi meuf.

    @ jop,
    Wr invf yver cengpurgg p rfg cebzvf

  • Quelle importance // février 9, 2010 à 12:02 | Répondre

    Moi aussi, lecteur de l’ombre.
    Blog découvert à la suite de Girls&Geeks, j’ai pris énormément de plaisir à te lire.

    Merci beaucoup, même si je ne te connais pas. Virtuellement, ce n’est qu’un RSS en moins.
    Réellement, c’est un petit manque, mais un manque quand même.

    Ah, et sinon, c’est superbement bien écrit. D’habitude, c’est « juste » très plaisant à lire. Là, ça me force à écrire un commentaire. :)

    Bon futur déménagement.
    Moi.

  • jop // février 9, 2010 à 12:17 | Répondre

    Bien sûr, je ne parlais pas du blog.

    Et cool, tu me diras.

    See ya, space cowboy ;)

  • Kof // février 9, 2010 à 3:37 | Répondre

    Hé ben je suis sur facebook sous le nom « Louis Foutezmoilapaix », donc ajoute-moi ! (D’un coup c’est moins dramatique… Cool)

  • Pétronille // février 9, 2010 à 10:47 | Répondre

    Humpft.

  • disso // février 9, 2010 à 8:37 | Répondre

    Bon, c’est malin. Comment je fais moi maintenant, hein? Donne moi ton facebook, ton twitter, ton je sais pas quoi. Ou je crie. (et je t’envoie du didier Barbelivien)

  • La nonne nimousse // février 10, 2010 à 5:23 | Répondre

    Une jolie frimousse, un humour dévastateur, des chroniques pleines de vie et d’esprit, c’était le blog de Julie F.

    Nul ne saurait être triste pour son auteur, puisque cette fin est un commencement, qui démarre par une accession à la propriété mais n’en restera certainement pas là.

    Puisse le temps dégagé te permettre de te consacrer à ce qui est important pour toi, et c’est le coeur serré mais léger que je te dis :

    merci et bonne continuation.

  • Perdita Durango // février 10, 2010 à 7:57 | Répondre

    … Sérieux, j’ai les larmes aux yeux…
    Parce que ce n’est pas banal de dire aux revoir comme ça, et que c’est courageux aussi.
    Mais surtout parce que je prenais beaucoup de plaisir à ta lire, et que ces dernières semaines si tes posts m’ont manqués, j’avais l’espoir que tu écrirais de nouveau.
    Je me dis que d’une façon ou d’une autre tu reviendras… (ne réponds pas, surtout ne réponds pas!)
    Alors voilà, on dit toujours merci aux gens qui vous ont donné du plaisir (toi en plus tu m’as fait rire), merci beaucoup.
    Je te garde dans ma Blogroll. J’ai pas le cœur de t’en déloger.
    (n’empêche que j’achèterais jamais Grazia)

  • Gy // février 11, 2010 à 4:26 | Répondre

    Tiens, je te lis depuis longtemps
    premier commentaire, sur la fin, au fond
    C’est malin en ce moment c’est pas au top la vie
    ducoup cadeau :
    http://www.deezer.com/fr/#music/result/all/lettera_babx
    C’est chouette, on t’aime en te lisant
    Merci et à je ne sais quand

    Gy

  • Overseas // février 11, 2010 à 7:54 | Répondre

    Comme dirait Beckett, « c’est le commencement qui est le pire, puis le milieu puis la fin ; à la fin, c’est la fin qui est le pire. »
    Bravo pour avoir commencé ce blog, l’avoir continué puis y avoir mis fin (je l’ai attendue cette fin ! j’ai failli appeler Interpol pour qu’ils te retrouvent!).
    Moi non plus, je n’aime pas les fins c’est pourquoi j’espère te revoir, le jour où je redeviendrai une « pinzutu ».
    D’ici là, bonne continuation littéraire…

  • Ned // février 11, 2010 à 8:00 | Répondre

    Ah merdre (pour rester poli).

    Je ne mettrai pas de point à la fin de ce commentaire, ça fait déjà assez mal.

    C’est aussi à nous de te remercier; que de bons moments passés à te lire !
    Même si ça a déjà été dit, y’a pas, ça c’est de la fermeture de blog !
    ‘fin « fermeture ».. même si tu ne le mets plus à jour, tu le laisses en ligne, hein ? Sinon ça va être encore plus douloureux de ne plus pouvoir te lire.

    D’habitude je fais rire les gens. Les films et les romans sont parfois bien amusants.
    Il n’y a que les blogs comme le tien qui me font vraiment rire (au sens j’en suis limite heureux).
    Et toi tu as su nous scotcher.
    Alors aïe.

    Moi je ne vais pas sur facebook et puis bon, je dois être un peu chiant à force dans des discussions où mon interlocuteur est quelqu’un que j’admire presque.
    Ben ouep car tu m’a fais pleurer de rire un nombre incalculable de fois (je me répète ?).

    Je suis (et je pense que nous le sommes) content que ça t’aies aussi apporté quelque chose à toi, ça aussi c’est important.

    Quelle belle histoire du web.

    Je te laisse mon adresse mail au cas où mais je pense plutôt que ça restera un adieu strict et inviolable (à toi de voir).

    Ca va faire un peu long comme commentaire mais c’est, il me semble, la dernière fois, donc j’exprime ce que j’ai sur le coeur, désolé.
    Merci pour cette fin aussi, car c’était bien toi et tu es allé jusqu’au bout. Je ne sais pour qui il a fallu plus de courage, toi à écrire ou nous à te lire ?
    Merci d’avoir indirectement et agréablement fait parti de notre vie.

    Adieu

  • Julie F. // février 11, 2010 à 9:55 | Répondre

    @ Quelle importance,
    Comme c’est ton premier commentaire, j’ai failli répondre « Bienvenue ». Et puis je me suis ravisée.

    @ Jop,
    Oué je suis une space cowboy.

    @ Kof,
    Done.

    @ Pétronille,
    RDV dans vos coms, chère.

    @ Disso,
    DLF forever !

    @ La nonne,
    J’ai réussi à te faire rédiger 2 oraisons funèbres. Je suis très fière de moi. J’adore les oraisons funèbres. Et puis merci d’avoir été là.

    @ Perdita,
    Ma consoeur, je te salue, ave caesar, morituri te salutant etc. (c’est un honneur d’occuper une place dans ta blogroll)

    @ Gy
    Thanks for the present ! et thanks tout court d’ailleurs.

    @ Overseas,
    ah ben merde alors. Je t’aurai reconnue à la citation, même si je n’avais pas vu ton nom dans l’adresse mail. J’ai eu de tes nouvelles par je ne sais plus qui. Mariée et expatriée : le temps passe trop vite. Je ne sais pas comment t’as fait pour trouver ce blog anonyme mais ton com me fait vraiment plaisir. See you, girl.

    @ Ned

    Je le laisse en ligne sur ordre de Titiou (je cite : « tu vas me pourrir mes liens en supprimant ton blog, hein! ») mais je te déconseille vivement de relire les posts qui t’ont plu. J’ai essayé et ils ne sont pas drôles la deuxième fois. Je fais des vannes à usage unique.

    PS : C’est sublime de ne pas avoir mis de point à la fin de ton commentaire

    @ tout le monde,
    vous êtes les plus cools lecteurs du monde <3

  • X // février 12, 2010 à 2:43 | Répondre

    Alors j’ai pas envie de te dire des trucs du type :

    « c’est pas la fin mais le début de qq chose »..ou « c’est triste jen ai les larmes aux yeux »..

    MOI JEN AI RIEN A FOUTRE parceque la star de ce blog c’était moi et ca restera moi dans l’inconscient collectif.
    Ce leadership sur les autres personnages m’impose aussi des devoirs; je dois cloturer ce blog mais je pense d’abord à ma reconversion..ainsi j’ai imaginé en toute « modestie » pouvoir faire un bon personnage de roman.
    Tu as un véritable talent d’écriture donc tu as toute ma confiance pour pouvoir faire évoluer mon personnage.

    Fais ton deuil, et appel moi je te raconterai l’histoire de Jeff Clark, dans son genre il est aussi bon que Cantona.

    FIN

  • Williwan // février 12, 2010 à 11:36 | Répondre

    Oh frate j’ai le coeur qui pique en lisant ces mots. Je savais que tu étais drôle mais c’est la 1ère fois que tu me tire une larmichette. Bravo pour tout ce que tu as écrit et merci à toi ma rosy
    W

  • bercks // février 12, 2010 à 12:13 | Répondre

    Comme d’hab, j’arrive après le mot de la FIN. Tu juste déchires, sur ton blog, dans la vraie vie, pour ton futur roman ou autre coup de génie à venir.

    Coca light vendredi soir prochain ?

  • La nonne nimousse // février 12, 2010 à 3:15 | Répondre

    Mais de rien, toutefois mon intention n’était nullement de t’enterrer, d’autant plus qu’au jeu du je connais quelqu’un qui connait etc, nous n’avons au final que 4 degrés de séparation, avedacci donc.

  • G // février 13, 2010 à 1:31 | Répondre

    Nenette tu déchires. Ca me lourde de t’écrire que maintenant mais j’ai lu tes articles et je prends beaucoup de plaisir à les lire et ça m’a donné l’impression que tu kiffais les écrire aussi. Du coup, j’ai juste envie de te dire merci et bon vent ^^ Au plaisir de te lire ailleurs ;;)

    G

  • Denis // février 13, 2010 à 1:01 | Répondre

    Bonne chance pour les travaux Julie ! Dommage que tu n’ais pas de connaissance type archi, il t’aurait donné des conseils pour gérer une entreprise dilettante … ( de type acte d’engagement, planning, pénalité de retard …)
    Je suis sur que l’on te retrouvera tous dans quelques années au détour d’articles et magazines passionnant, ce n’est donc pas une fin…
    Juste a bientôt …

  • disso // février 13, 2010 à 10:58 | Répondre

    Sinon, faut qu’on cause de « Sam, roux pas rasé »…

  • Funky // février 14, 2010 à 2:53 | Répondre

    j’ai toujours su que tu étais canon.

  • Ton Frere // février 14, 2010 à 7:03 | Répondre

    Ca tombe bien que tes travaux traînent vu que t’aimes pas les fins (il fallait que quelqu’un le fasse, et je me suis juge le mieux place pour etre insolent dans des conditions si dramatiques)

  • seb b // février 15, 2010 à 4:35 | Répondre

    tu me manque

  • Retyar // février 15, 2010 à 3:39 | Répondre

    Et voilà, on s’absente une semaine et hop tout part en vrille. Je crois que j’attire les fermetures, dès que je suis un blog dans les 6 mois il ferme. Nan mais ho je sais que devant mon style flamboyant et… Et… (Nul? (Je te permets pas seconde personnalité (toi la troisième ta gueule (je ne suis pas la troisième personnalité nous sommes les troisièmes! (oui il y a des gens dedans ma tête))))) Et tout ça pour faire une brillante illustration de comment les commentaires peuvent-ils être déments.
    Tu vas nous manquer, et là je ne suis qu’un dans la masse de lecteurs. Je me suis bien marré ici et je ne pense pas être le seul, et comme tout ce qui a du succès, on attend le tome 2, même si c’est dans 30 ans, dans le futur web 42.0 même si tous les elfes se barrent à Valinor (comment ça c’est déjà fait?) même si 2012 nous aura tous, nous t’attendrons, comme une horde de zombie attend son prochain repas!
    Et comme le disait si bien un monsieur aux oreilles pointues (qui n’était pas un elfe):
    Longue vie et prospérité!

  • MitlaMit // février 15, 2010 à 7:28 | Répondre

    Et voilà, ça m’apprendra à ne pas m’inscrire aux flux RSS.

    A la prochaine, quand ça te démangera trop ;)

  • Tehanor // février 18, 2010 à 1:02 | Répondre

    Fante éternel looseur, Bukowski auto-destructeur, Hunter S. Thompson dépravé qui se fout dans des situations pas possibles. Alors il va sûrement falloir plus que le laxisme d’un carreleur pour écrire quelque chose de bien ! Faut pas chercher à fuir la loose, faut vomir tout ce qu’elle nous inspire, histoire d’éviter de se retrouver seul face au néant. Alors bonne chance pour la suite !

  • Tam // février 19, 2010 à 1:36 | Répondre

    Moi je suis triste pour tout ceux qui laisse leur premier commentaire sur ce post…

    Sinon on se retrouve dans les coms de Pétronille alors, ça m’a fait bien plaisir de rencontrer ton blog !

  • Fan*** // février 25, 2010 à 7:29 | Répondre

    :’(

  • Far // mars 2, 2010 à 1:40 | Répondre

    ‘tain, c’est pour une réclamation, là !

    Alors voilà qu’à chercher d’où viennent les grizzlys, je me retrouve face à canal plus non crypté avec un bol de chocapics, et puis que je me met à arpenter ces pages, et paf, à peine commencé que c’est déjà fini ?

    Et puis y’a même pas d’ISBN à éplucher sur la couverture, rien de rien. Et même pas de couverture, et pas d’étagère pour ranger tout ça et le ressortir à feuilleter au coin du feu, le rire au fond des yeux.
    Les délices seraient-elles comme les amours, à finir toujours mal ?

    T’as intérêt à te magner avec roman. Ou alors un petit traité, façon désinvolte ?

    Au plaisir de te lire,
    un lecteur posthume de ton vivant

  • gaguy // mars 9, 2010 à 8:40 | Répondre

    Je me suis permis de rajouter un petit lien vers ton blog sur le mien, comme ça je m’identifie un peu à toi, ça envoie mes lecteurs vers ton super blog (qui sont trop nombreux pour mon seul blog), et je vais peut-être, par cette opération marketing, en récupérer de chez toi

    Gy

  • Tororo // mars 13, 2010 à 8:20 | Répondre

    Pourquoi c’est toujours les bons blogs qui s’arrêtent?

  • jimidi // avril 8, 2010 à 8:00 | Répondre

    Je trouve ça courageux, ce petit suicide. ♣

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